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145% de surtaxe avec la Chine: Donald TRUMP persiste et signe dans sa guerre commerciale

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Alors que les tensions commerciales sino-américaines semblaient amorcer une accalmie, la Maison-Blanche a brutalement ravivé le conflit. Dans un mouvement spectaculaire, Washington a officialisé une surtaxe cumulative de 145 % sur la majorité des importations chinoises, alimentant les inquiétudes des marchés mondiaux et réactivant les tensions géopolitiques. Ce tour de vis douanier, justifié par des considérations économiques et sanitaires, intervient dans un contexte diplomatique et commercial d’une extrême volatilité, où l’Europe suspend prudemment sa riposte et où l’Asie tente d’éviter l’escalade.

Stratégie américaine imprévisible : surtaxes, chantage diplomatique et marchés en alerte

La guerre commerciale relancée par Donald Trump ne suit aucune logique économique orthodoxe. C’est ce que déplore Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, qui qualifie la stratégie américaine d’« incompréhensible » et ajoute : 

Il n’y a pas de théorie économique derrière ce que fait Trump, c’est un autre monde.

Cette absence de cap clair renforce l’incertitude qui paralyse les marchés : à New York, le Dow Jones s’est effondré de 4,20 %, le Nasdaq de 5,78 % et le S&P 500 de 4,71 %, alors que l’or atteignait un nouveau sommet et que le dollar reculait, confirmant une nervosité généralisée.

Le décret présidentiel publié jeudi précise que la surtaxe globale sur les produits chinois atteindra 145 %, en intégrant une pénalité spécifique de 20 % liée à la responsabilité supposée de la Chine dans la crise du fentanyl aux États-Unis. Toutefois, certains secteurs stratégiques, comme les semi-conducteurs, restent exemptés. Selon Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche, cette pression tarifaire vise à rapatrier les capacités industrielles vers le sol américain, et un tarif plancher universel de 10 % restera en vigueur pour les autres partenaires commerciaux.

Cette politique punitive, encore accentuée par un discours provocateur — Donald Trump déclarant que des dirigeants étrangers « lui léchaient le cul » pour éviter les surtaxes — a pour corollaire une diplomatie commerciale où le rapport de force supplante la négociation multilatérale. Et pourtant, selon le président, plus de 75 pays auraient manifesté leur volonté d’ouvrir des discussions.

Réactions internationales : Pékin résiste, Bruxelles temporise, l’Asie évite la confrontation

Face à la stratégie d’escalade américaine, la Chine persiste dans une posture de fermeté, tout en laissant la porte entrouverte. Le ministère chinois du Commerce a affirmé que le pays « se battrait jusqu’au bout », mais restait « disposé à discuter sur la base du respect mutuel ». À défaut d’accord immédiat, Pékin a choisi une riposte ciblée : la réduction du nombre de films américains autorisés en salles, un levier d’influence culturel à forte visibilité.

Du côté européen, la réaction est plus mesurée. Après la suspension annoncée des surtaxes américaines envers ses partenaires — hors Chine — la Commission européenne, par la voix d’Ursula von der Leyen, a décidé de geler pour 90 jours les contre-mesures prévues sur plus de 20 milliards d’euros de produits américains. La présidente a toutefois averti que ces mesures seraient réactivées si les négociations échouaient.

Les pays de l’ASEAN, prudents, ont convenu de ne pas déclencher de représailles. Le Vietnam, visé par une surtaxe de 46 %, a même proposé d’augmenter ses importations américaines pour apaiser la situation. Le Canada, quant à lui, voit dans ce climat tendu une opportunité de rouvrir des discussions bilatérales. Son Premier ministre Mark Carney s’est félicité de la pause tarifaire, qualifiant ce délai de « répit bienvenu » avant de futures négociations post-électorales.

L’œil de l’expert : l’économie mondiale sous pression

Le durcissement de la politique tarifaire américaine relance un cycle d’instabilité économique mondial, dans un climat diplomatique incertain. Si la volonté de rapatrier certaines chaînes de valeur est compréhensible dans une logique de souveraineté industrielle, la méthode, elle, manque de cohérence et de transparence. Comme le souligne Joseph Stiglitz, « les partenaires ne savent plus comment négocier avec les États-Unis ».

Dans ce contexte, trois recommandations clés émergent pour les acteurs internationaux :

  1. Renforcer les mécanismes multilatéraux, afin d’éviter la dérive unilatérale dans les relations commerciales.
  2. Favoriser des négociations structurées, transparentes et équilibrées, en s’appuyant sur des organisations comme l’OMC.
  3. Diversifier les alliances commerciales, pour réduire la dépendance à une seule puissance et sécuriser les flux stratégiques.

En l’état, la stratégie américaine semble plus destinée à marquer les esprits électoraux qu’à réformer durablement le commerce mondial.

Written by
Fabien Monvoisin

Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français

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