Cristiano Ronaldo n’est plus seulement une légende du football, il est désormais une institution économique à lui seul. La montée en puissance de sa fortune culmine en janvier 2023, lorsqu’il rejoint Al-Nassr, club phare de la Saudi Pro League. Ce transfert vers l’Arabie saoudite n’était pas uniquement un choix sportif : il s’agit d’un mouvement stratégique à forte rentabilité. Bloomberg estime que Ronaldo a déjà encaissé plus de 550 millions de dollars en salaires depuis son arrivée. En 2025, il a prolongé son contrat pour deux saisons supplémentaires, pour un montant dépassant les 400 millions de dollars, soit 200 millions par an — un record absolu dans le football mondial.
Mais la véritable innovation financière réside ailleurs : durant cette renégociation, Ronaldo a obtenu 15 % du capital d’Al-Nassr, devenant ainsi le premier joueur à détenir une part directe dans le capital de son club. Cette stratégie transforme le rapport entre athlète et employeur en un modèle de co-entrepreneuriat sportif.
Les revenus extra-sportifs sont également essentiels à sa réussite. Son contrat longue durée avec Nike, estimé à 18 millions de dollars annuels, ainsi que ses investissements dans la cosmétique, le fitness et l’hôtellerie, garantissent des flux financiers passifs stables indépendants de sa carrière sur le terrain.
Cristiano Ronaldo incarne le basculement du sport dans une logique patrimoniale totale. En cumulant contrats record, parts de capital et image mondiale, il est devenu une marque à part entière, au même titre qu’Apple ou Tesla.
Comme l’analyse Samuel Tombs, économiste du sport cité par Bloomberg :
Ronaldo a compris avant tout le monde que la célébrité se monétise comme un actif financier : il ne vend plus seulement des buts, mais une image, une influence et une valeur boursière.
Ce modèle économique redéfinit le rôle de l’athlète : acteur de son propre capital, générateur d’influence et de revenus mondiaux. Lionel Messi pourrait bientôt rejoindre le cercle des milliardaires sportifs grâce à ses partenariats stratégiques, mais Ronaldo reste pour l’instant la référence incontestée d’une réussite économique hors terrain.
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