Selon le communiqué relayé par Airbus et repris par Reuters, Delta Air Lines a validé l’acquisition de 16 A330-900neo et 15 A350-900, deux modèles déjà intégrés à sa flotte long-courrier. Même si Airbus ne communique plus ses prix catalogue depuis 2018, la valeur théorique de l’opération atteindrait environ 9 milliards de dollars, sur la base des derniers tarifs publics connus.
Sur le plan économique, cette commande s’inscrit dans une stratégie d’investissement parfaitement alignée avec la trajectoire financière de Delta. Pour l’exercice 2025, la compagnie américaine a affiché un bénéfice net en hausse de 44 %, à 5 milliards de dollars, pour un chiffre d’affaires de 63,4 milliards de dollars (+3 % sur un an). Une rentabilité solide qui lui permet de financer une modernisation ambitieuse de sa flotte tout en maîtrisant son endettement.
L’enjeu dépasse le simple renouvellement d’avions. Les A330-900 et A350-900 offrent des gains significatifs en efficacité opérationnelle, notamment en matière de consommation de carburant, de coûts de maintenance et de performances environnementales. Comme l’a souligné Ed Bastian, directeur général de Delta, ces appareils doivent permettre de « renforcer les capacités long-courrier et les offres haut de gamme », un levier clé pour améliorer le revenu unitaire par passager sur les lignes internationales.
Pour Airbus, cette méga-commande consolide une position dominante au sein de la flotte de Delta, qui exploite déjà plus de 500 avions Airbus, avec environ 200 appareils supplémentaires en carnet de commandes. À livraison complète, Delta comptera 55 A330neo et 79 A350, un ancrage industriel qui sécurise des volumes de production importants pour les chaînes européennes.
Enfin, cette annonce intervient quelques semaines seulement après une commande parallèle de 30 Boeing 787, assortie d’options, illustrant une stratégie de diversification fournisseurs tout en maintenant une forte dépendance à Airbus sur le segment long-courrier. Un équilibre fin entre pouvoir de négociation, résilience industrielle et optimisation financière.
Cette commande confirme une tendance lourde : les compagnies les plus profitables accélèrent leurs investissements pour capter la croissance du trafic long-courrier et renforcer leurs marges sur les classes premium. Pour Airbus, l’accord avec Delta est un succès industriel et commercial majeur, renforçant sa visibilité financière à long terme face à Boeing. Pour Delta, il s’agit d’un pari rationnel sur la montée en gamme, l’efficacité opérationnelle et la rentabilité durable, dans un secteur où la modernisation de la flotte est devenue un avantage concurrentiel décisif.
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