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BCE : vent d’optimisme à Francfort ?

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En attendant les résultats de la FED ce jeudi, l’idée d’une première baisse des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne fait son chemin.

Le combat contre l’inflation semblant en passe d’être gagné, Christine Lagarde se veut plus optimiste qu’il y a encore quelques semaines.

Baisse de l’inflation en ligne de mire

Alors même que l’Europe s’enfonce dans une stagnation de son économie (à la différence des Etats-Unis qui enregistrent orgueilleusement une croissance de 2,5% en 2023), l’idée d’une baisse des taux directeurs dans les mois qui viennent pour stimuler l’économie, semble vouloir se confirmer.

Il peut y avoir plusieurs pauses mais le prochain mouvement se fera à la baisse, déclarait Christine Lagarde, sur la chaîne américaine CNN, mardi dernier.

Elle précise pourtant, comme un avertissement, qu’il pourrait y avoir encore quelques mois de pause avant le changement tant attendu par les investisseurs.

Et en ligne de mire, la baisse de l’inflation pour atteindre l’objectif de 2%. Depuis maintenant plus d’un an, l’inflation à fortement chuté pour passer de 10% en début d’année 2023 à 2,9% en décembre dernier.

Christine Lagarde se veut d’ailleurs rassurante en rappelant que

Nous sommes sur une tendance désinflationniste, cela ne fait aucun doute, mais aussi prévenante : mais nous devons être plus avancés dans le processus pour avoir confiance.

Baisse en Avril ou en juin ?

Les bons résultats de l’inflation (en France dans un premier temps), et les prix de l’énergie (Pétrole) à la baisse (du fait de l’économie chinoise qui connaît un ralentissement) pourraient donner des idées aux gouverneurs d’avancer le premier mois de baisse à des taux directeurs en Avril, plutôt que juin comme préconisé par Christine Lagarde il y a quelques semaines encore.

Mais là encore il devra y avoir consensus entre les membres du conseil des gouverneurs de la BCE. Les annonces de la FED seront aussi un élément déterminant dans les choix de détente de la politique monétaire de la zone Euro.

L’économie comme autre arbitre

Autre élément de pression sur la BCE : la faible vitalité de l’économie européenne, qui affiche une très faible croissance en 2023 (+0,5%).

Les perspectives 2024 ne sont guère plus optimistes : 1,2% de croissance économique européenne (contre 3,1% pour la zone monde, et 2,1% pour les Etats-Unis).

Pour les économistes, la cherté de l’argent, et ses conséquences sur l’investissement comme sur la consommation des ménages et des entreprises, nuit à la croissance ; ce qui plaide, là encore, pour une détente de la politique monétaire de la BCE, avec une baisse des taux directeurs dès que possible.

Vivement le printemps !

Written by
Fabien Monvoisin

Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français

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