Selon les données de NielsenIQ, 264 millions de glaces ont été écoulées depuis janvier, soit +26 % par rapport à 2024 (209,1 millions). La hausse s’est nettement intensifiée à partir de mai, avec des ventes dopées par des épisodes caniculaires successifs. Rien qu’en juin, près de 46 millions d’unités ont trouvé preneur, la journée du 21 juin – marquée par une alerte canicule – atteignant un record de 19,33 millions d’euros de chiffre d’affaires, le plus haut en trois ans.
Parmi les grands gagnants : Magnum, qui place trois références dans le top 10 national, et Picard, qui annonce un pic historique. L’enseigne surgelée a écoulé 16,5 millions de glaces au 31 juillet, soit +28,7 % en un an. Le 21 juin, elle a atteint un volume spectaculaire de 5,3 millions d’unités vendues en une seule journée, selon LSA.
La météo est devenue un indicateur stratégique : on ajuste nos stocks, nos volumes et notre communication en fonction des prévisions
explique la direction de Picard, citée par LSA. Ce suivi météo serré leur a permis de lancer le « Festival des glaces » pile au moment des premières grosses chaleurs, optimisant ainsi l’impact commercial.
Si la météo joue un rôle clé, l’innovation reste un levier tout aussi déterminant. Picard compte 120 références en marque propre, dont 18 nouveautés pour 2025. L’enseigne mise sur des parfums originaux comme Citron-Yuzu-Menthe, Myrtille-Hibiscus, Litchi sauce fruits rouges ou Coco-Mangue.
Côté formats, Picard suit de près les tendances virales : la barre glacée inspirée par The French Bastards sur TikTok, ou encore les glaces allégées en calories popularisées par le pilote de F1 Charles Leclerc. Cette stratégie de « social listening« permet de capter un public jeune et connecté, tout en renouvelant l’offre pour fidéliser la clientèle historique.
Avec un marché des glaces estimé à 1,5 milliard d’euros en France en 2024, chaque point de part de marché représente un enjeu majeur. Si la météo estivale continue sur sa lancée – 14 départements sont déjà en vigilance rouge canicule – la fin d’été pourrait réserver de nouvelles performances records.
L’explosion des ventes de glaces illustre parfaitement l’effet direct de la météo sur la consommation de produits alimentaires saisonniers. Mais au-delà de l’aléa climatique, Picard démontre qu’une stratégie combinant innovation, timing marketing et veille des tendances peut transformer un événement météo en véritable levier de croissance. La tendance devrait se prolonger tant que la météo reste clémente… ou plutôt, brûlante.
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