En décembre, la consommation des ménages en biens recule de 0,6 % en volume, après un premier repli en novembre. Ce mouvement traduit un désengagement progressif vis-à-vis des biens fabriqués, dont la consommation chute de 1 % sur le mois, inversant la dynamique positive observée précédemment. Selon l’Insee, cette évolution reflète des arbitrages budgétaires de plus en plus défensifs, dans un contexte où l’incertitude économique reste élevée.
Les biens durables concentrent l’essentiel de la contraction. Les dépenses associées diminuent de 1,2 %, pénalisées notamment par la baisse des achats d’équipements du logement. Le marché du meuble, déjà fragilisé, accuse un nouveau recul, tandis que les immatriculations de véhicules neufs continuent de fléchir. Ces segments, fortement sensibles au crédit et aux anticipations des ménages, pâtissent encore du niveau des taux d’intérêt et de la dégradation de la confiance.
Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, un léger mieux apparaît toutefois : la consommation en biens progresse de 0,4 %, portée par un regain modéré des biens manufacturés et une stabilisation de l’alimentaire. L’Insee précise que « la consommation des biens fabriqués augmente de nouveau, la consommation d’énergie ralentit un peu et la consommation alimentaire est stable », signe que la dégradation n’est pas uniforme. Néanmoins, cette amélioration trimestrielle ne suffit pas à masquer la fragilité structurelle de la demande, toujours exposée aux chocs de prix et aux contraintes financières.
La baisse persistante de la consommation en fin d’année confirme que la croissance française de 2025 repose sur des fondations fragiles. Avec un PIB en hausse de 0,9 %, conforme aux prévisions, l’économie évite le décrochage mais reste dépendante de facteurs temporaires, comme la contribution des stocks, tandis que le commerce extérieur redevient un frein net. Le repli des achats de biens durables envoie un signal clair : sans amélioration durable du pouvoir d’achat et sans détente plus franche des conditions de financement, la consommation des ménages ne jouera pas pleinement son rôle de moteur économique en 2026. Pour renouer avec une trajectoire plus solide, la France devra réactiver la confiance des ménages, sous peine de voir la croissance rester cantonnée à un rythme modeste et vulnérable aux chocs exogènes.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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