Depuis le début du conflit fin février, le marché européen du gaz s’est brutalement tendu. Le TTF, référence du gaz en Europe, est passé de 30 euros à près de 50 euros le MWh en quelques semaines. Pourquoi ? Parce que les marchés anticipent une rupture d’approvisionnement. La baisse de la production de gaz naturel liquéfié au Qatar et les tensions dans le détroit d’Ormuz ont recréé une « prime de risque » sur l’énergie. Autrement dit, le gaz n’augmente pas parce qu’il manque aujourd’hui. Il augmente parce que les investisseurs craignent qu’il manque demain.
La hausse restera relativement modérée en mai, car la saison de chauffe est terminée. Une grande partie de la consommation annuelle de gaz est concentrée sur l’hiver. Mais le vrai sujet est ailleurs : si les tensions géopolitiques persistent jusqu’à l’automne, les ménages pourraient faire face à une nouvelle hausse beaucoup plus lourde au moment où le chauffage redeviendra indispensable. Le risque est donc moins celui d’un choc ponctuel que d’un retour durable de l’inflation énergétique.
Le marché du gaz rappelle une réalité que beaucoup avaient oubliée depuis 2023 : l’Europe reste structurellement dépendante de ses importations énergétiques. Tant que le continent importera l’essentiel de son gaz, chaque crise géopolitique se traduira mécaniquement par une hausse des factures. La hausse de 15,4 % annoncée pour mai n’est probablement qu’un avertissement. Si la guerre au Moyen-Orient s’installe, le vrai choc pourrait arriver à l’hiver 2026.
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Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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