L’inquiétude ne s’arrête pas à la pompe. 87 % des sondés anticipent un impact négatif sur l’activité économique et la croissance française, 81 % sur le marché boursier, et 80 % sur la dette publique et le déficit public. Les effets sur l’emploi inquiètent aussi, même si dans une moindre mesure : 63 % des sondés craignent des conséquences négatives sur le chômage et 58 % sur les salaires. Parmi les ménages ayant une situation financière tendue, cette dernière proportion monte à 68 %, soit 10 points au-dessus de la moyenne. Ceux qui ont le moins de marges de manœuvre sont aussi ceux qui s’inquiètent le plus — logique, mais révélateur.
Près de 7 Français sur 10 (67 %) anticipent des pénuries d’essence dans les prochains mois, et 61 % redoutent des pénuries de certaines matières premières comme le plastique, l’aluminium ou l’acier. Les pénuries d’engrais (48 %) et de produits technologiques comme les smartphones (40 %) sont également évoquées. Des craintes qui résonnent avec les tensions déjà observées à la pompe ces derniers jours — comme nous le détaillions dans notre analyse des stations-service en rupture de gazole et SP98.
Le signal le plus fort de ce sondage est peut-être là : seuls 7 % des sondés pensent que les effets économiques du conflit prendront fin dans quelques semaines. 41 % évoquent plusieurs mois, 28 % plusieurs années, et 24 % estiment qu’il s’agit d’une crise durable et structurelle ne permettant pas de retrouver la situation d’avant-crise. En clair : les Français ont collectivement intégré que ce n’est pas une turbulence passagère.
1. Un consensus rare à 90 % — sur la quasi-totalité des indicateurs économiques testés, l’immense majorité des Français anticipe un impact négatif du conflit. C’est un niveau d’inquiétude collectif inédit depuis 2022 et la guerre en Ukraine.
2. Les plus fragiles, les plus inquiets — les ménages en situation financière tendue se distinguent nettement sur la question des salaires (+10 points). La crise frappe là où les amortisseurs sont les plus faibles.
3. Personne ne croit à une résolution rapide — 93 % des sondés estiment que les effets dureront au moins plusieurs mois. C’est un signal fort pour les entreprises, les banques centrales et les gouvernements : les comportements de consommation et d’épargne vont s’adapter en conséquence, et cette adaptation sera durable.
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