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Immobilier : le moment idéal pour négocier ? Les acheteurs reprennent la main

Signature d'un compromis de vente
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Après des années où les vendeurs imposaient leurs prix, puis une phase de blocage due à la flambée des taux d’intérêt, le marché immobilier français connaît un nouveau rapport de force : les acheteurs disposent aujourd’hui d’un avantage stratégique. Moins nombreux qu’avant, mais mieux armés, ils trouvent face à eux des vendeurs souvent pressés et désormais plus enclins à consentir des remises substantielles.

📉 Marges de négociation au plus haut depuis 2012

Selon le baromètre LPI-IAD, les rabais consentis n’ont jamais été aussi importants depuis le début de leur mesure en 2012. La moyenne nationale atteint 9 %, avec un écart notable entre les maisons (10,2 %) et les appartements (7,5 %). Avant la pandémie, ces marges plafonnaient à 4 % et ne dépassaient pas 7 % il y a seulement un an.

La correction la plus marquée se concentre sur les maisons, particulièrement en régions où les prix avaient flambé :

  • Bretagne : -13,2 %

  • Aquitaine : -13 %

  • Auvergne : -12,7 %

Pour les appartements, le podium revient à :

  • Bourgogne : -12,4 %

  • Centre : -10,9 %

  • Aquitaine : -10,5 %

À l’inverse, les zones les plus résistantes affichent des marges réduites : Franche-Comté (maisons : 6 %) et Rhône-Alpes (appartements : 5,9 %).

🏡 Un marché encore hésitant, mais…

Si certains acheteurs profitent de cette fenêtre pour négocier « au maximum », l’incertitude reste de mise. Le spectre d’une nouvelle hausse des taux incite à sécuriser une transaction rapidement — le fameux « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » appliqué à l’immobilier.

Toutefois, tous les indicateurs ne convergent pas : Laforêt rapporte pour le premier semestre 2025 une marge moyenne nationale bien inférieure, 4,56 %, en léger recul par rapport à 2024. Dans les zones premium, cette marge tombe à 2,91 %, signe que l’attractivité locale limite la négociation.

Pourtant, le réseau confirme que 77 % des biens ont tout de même été négociés à la baisse, preuve que la flexibilité reste de mise. Comme le souligne l’enseigne, « les vendeurs acceptent néanmoins de faire les efforts nécessaires pour tirer parti d’un contexte qui leur est, lui aussi, plus favorable ».

👁️ L’œil de l’expert

Les prochains mois seront décisifs : si les taux se stabilisent (ce qui est moins certain), le rapport de force pourrait à nouveau s’équilibrer, réduisant les marges de négociation. Mais pour l’heure, les acquéreurs disposant d’un financement solide se trouvent en position idéale pour obtenir des remises record. Les investisseurs avisés sauront cibler les régions où la décote est la plus marquée et agir vite avant que le marché ne retrouve de la tension.

Written by
Fabien Monvoisin

Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français

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