Alors que les clubs français naviguent dans une économie fragilisée par la chute des droits TV, le Paris Saint-Germain écrase le classement des budgets 2025-2026. L’OM et Monaco suivent de loin, tandis que le Paris FC, fraîchement promu, s’installe déjà parmi les puissants.
La saison 2025-2026 de Ligue 1 débute sous le signe des déséquilibres financiers. Selon les estimations de L’Équipe et de Sportune, le Paris Saint-Germain affiche un budget colossal de 850 millions d’euros, soit 34 fois supérieur à celui d’Angers ou du Havre, derniers de la classe avec seulement 25 millions. Si l’OM et Monaco complètent le podium, la vraie surprise vient du Paris FC, promu cette année et déjà crédité de 130 millions d’euros, un budget qui le place au pied du podium.
📉 L’impact de la crise des droits TV
Depuis plusieurs saisons, la Ligue 1 vit sous la pression d’une économie fragilisée par l’effondrement des droits TV. Ce séisme financier a bouleversé les équilibres et entraîné une cure d’austérité forcée pour de nombreux clubs.
L’exemple le plus frappant reste celui de l’Olympique lyonnais, qui a évité de peu une relégation administrative. Son budget, amputé de moitié, plafonne désormais à 110 millions d’euros, soit au même niveau que Lille et Rennes. Pour un club historiquement parmi les locomotives financières du championnat, la dégringolade est brutale.
Derrière ce contexte se cache un problème structurel : la dépendance des clubs français aux revenus audiovisuels. Avec un marché instable et des diffuseurs frileux, la capacité des clubs à rivaliser sur la scène européenne s’amenuise. Comme l’explique L’Équipe :
Les droits TV ont déstabilisé l’économie du football français et installé une logique d’austérité
Un constat qui pèse lourd sur l’attractivité globale de la Ligue 1.
⚖️ Le PSG ultradominant, le Paris FC en embuscade
Au sommet, le PSG reste intouchable. Avec 850 M€, le club parisien possède à lui seul un budget supérieur à la somme des cinq clubs suivants. Cette surpuissance financière lui permet de conserver une marge énorme pour attirer les stars mondiales et poursuivre son projet global de vitrine sportive et marketing.
Derrière, l’Olympique de Marseille tente de rester dans la course avec 260 M€, suivi de Monaco (140 M€). Mais c’est bien le Paris FC qui attire tous les regards : promu en Ligue 1, il se hisse déjà à la 4e place du classement budgétaire avec 130 M€, devançant Nice (120 M€) et égalant presque Monaco. Une ascension spectaculaire qui reflète l’ambition de ses investisseurs et pourrait rebattre les cartes dans la hiérarchie francilienne.
En bas de tableau, les clubs historiques comme Angers et Le Havre, coincés à 25 M€, peinent à exister dans un écosystème où l’écart entre les riches et les pauvres atteint des proportions inédites.
👁️ L’œil de l’expert : et à la fin …
Ce classement illustre à quel point la Ligue 1 est devenue une compétition à deux vitesses. D’un côté, un PSG hégémonique dont la puissance budgétaire dépasse l’entendement ; de l’autre, une majorité de clubs contraints de réduire la voilure, fragilisés par la dépendance aux droits TV.
L’émergence du Paris FC comme nouvel acteur majeur ajoute une dimension supplémentaire : la capitale concentre désormais deux clubs dans le top 4 financier, accentuant encore l’inégalité géographique et sportive du championnat.
En l’absence de réformes structurelles sur la répartition des revenus et la diversification des sources de financement, le risque est clair : voir la Ligue 1 se réduire à un théâtre d’ombres dominé par une poignée d’acteurs ultra-financés, laissant aux autres le rôle de figurants.