L’étude révèle des écarts importants en termes de surface et de confort. Les propriétaires bénéficient d’environ 69 m² par habitant, contre seulement 38 m² pour les locataires. Les appartements, plus fréquents parmi les locataires (44 % des résidences principales), accentuent cette différence, tandis que les maisons, majoritairement occupées par des propriétaires, offrent plus d’espace et de modularité.
Mais la question du confort thermique et des dépenses énergétiques est tout aussi critique. Les locataires rencontrent nettement plus de difficultés pour se chauffer, avec 42 % du parc privé déclarant des problèmes de chauffage contre seulement 26 % pour les propriétaires. La ventilation et le rafraîchissement sont également des points faibles, révélant des logements souvent mal isolés et moins performants énergétiquement. Cette situation pèse directement sur les finances personnelles : des dépenses de chauffage plus élevées et un confort réduit se traduisent par un budget logement plus lourd et des arbitrages financiers contraints.
Enfin, le loyer apparaît comme une charge importante pour les locataires : plus d’un tiers estiment leur loyer trop élevé par rapport à leurs revenus, accentuant la pression sur leur pouvoir d’achat et limitant leur capacité à épargner ou à investir.
Cette enquête de l’Insee met en lumière une fracture durable entre propriétaires et locataires, qui va bien au-delà du simple choix résidentiel. Pour les experts, la question n’est plus seulement sociale : elle est financière et patrimoniale. Les locataires subissent une double contrainte : des logements moins adaptés et des charges récurrentes plus lourdes, limitant leur accumulation d’épargne et leur sécurité économique.
La conclusion est claire : améliorer la qualité des logements locatifs et limiter la surpopulation constitue non seulement un enjeu de confort, mais aussi un levier pour renforcer la résilience financière des ménages et soutenir la stabilité économique à long terme.
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