Le chiffre d’affaires du groupe, propriétaire également d’Yves Saint Laurent, Balenciaga ou Bottega Veneta, a chuté de 16 % pour s’établir à 7,6 milliards d’euros. Dans un communiqué, François-Henri Pinault a reconnu que :
Les résultats publiés restent encore bien en deçà de notre potentiel mais les efforts déployés depuis deux ans ont permis de poser des bases solides.
La marge opérationnelle courante a elle aussi plongé, passant de 17,5 % à 12,8 % en un an. Gucci, qui pèse à elle seule les deux tiers de la rentabilité du groupe, est le principal point faible : ses ventes ont chuté de 27 % à 1,46 milliard d’euros au deuxième trimestre. Les autres marques ne parviennent pas à compenser : Yves Saint Laurent recule de 11 % (1,29 milliard d’euros) tandis que les autres « maisons » (dont Balenciaga) affichent une baisse de 15 % (1,46 milliard d’euros).
Ce repli s’inscrit dans un contexte de ralentissement mondial du marché du luxe, qui, après avoir culminé post-Covid, a connu en 2024 sa première contraction en quinze ans hors période sanitaire.
Pour tenter de redresser la barre, Kering mise sur l’arrivée de Luca De Meo, ancien patron de Renault, qui prendra ses fonctions de directeur général mi-septembre. François-Henri Pinault, tout en restant président du conseil d’administration, se mettra en retrait des affaires courantes. Selon la directrice financière Armelle Poulou, le groupe collabore déjà avec De Meo pour définir les orientations stratégiques futures.
Autre moment clé : la présentation de la nouvelle collection de Gucci par Demna Gvasalia, prévue cet automne, sur fond de pression commerciale accrue. Armelle Poulou a également précisé que les surtaxes douanières de 15 % imposées par Donald Trump sur les importations européennes étaient jugées « totalement gérables » et n’exclut pas de nouvelles hausses de prix pour amortir l’impact.
Ces résultats confirment que le secteur du luxe, longtemps considéré comme imperméable aux crises, entre dans une phase de fragilité inédite. La dépendance excessive de Kering à Gucci reste un risque majeur, surtout face à une clientèle internationale plus prudente dans ses dépenses. La réussite de la relance passera par une stratégie claire de diversification des revenus, un redressement créatif de Gucci et une meilleure adaptation aux nouveaux comportements d’achat. Dans un marché de 363 milliards d’euros en ralentissement, chaque faux pas pourrait coûter cher.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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