L’indicateur synthétisant le climat de confiance des foyers est retombé à 89 points en novembre, perdant un point par rapport au mois précédent et restant très en dessous de sa moyenne de long terme fixée à 100. Cet indice, qui combine l’appréciation de la situation personnelle et la perception du contexte économique national, reflète une détérioration douce mais persistante du sentiment général.
L’épargne perçue comme un refuge – Malgré une opinion plus pessimiste sur leur capacité d’épargne – en recul de 2 points – les ménages français sont paradoxalement plus nombreux que jamais à considérer qu’il est judicieux de mettre de côté.
L’Insee souligne que le solde d’opinion atteint un niveau inédit, montant à 45 points alors que la référence historique n’est que de 19. « Il s’agit d’un nouveau maximum historique », précise l’Institut. Un signe clair : les Français anticipent davantage l’incertitude et préfèrent renforcer leur matelas financier plutôt que consommer.
Consommation affaiblie : un frein pour la croissance – L’appétit pour les dépenses importantes se replie lui aussi légèrement (-1 point). Ce décrochage s’inscrit dans une dynamique déjà observée depuis plusieurs mois : la consommation des ménages demeure le maillon fragile de la croissance française. Les inquiétudes sur l’évolution du niveau de vie pèsent également : pour exemple, la perception du niveau de vie passé est en recul de –2 points, quand la perception du niveau de vie futur est en augmentation de +1 point, mais toujours sous la moyenne de long terme.
Le tableau dressé par l’Insee révèle une France qui se protège plutôt qu’elle n’investit, un réflexe typique des périodes où l’incertitude économique domine. Tant que les ménages demeureront dans une logique défensive, la reprise de la consommation – pièce maîtresse de la croissance tricolore – restera sous pression.
Cette prudence persistante reflète à la fois les craintes sur l’emploi, encore supérieures aux niveaux historiques, et une perception instable des perspectives économiques. Pour les décideurs publics, le défi sera donc double : restaurer la confiance et réorienter l’épargne vers l’économie réelle, faute de quoi le moteur de la croissance risque de continuer à tourner au ralenti.
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