Le mouvement est soutenu par des fonds déjà actionnaires, à l’image du japonais SoftBank ou des américains Thrive Capital et Dragoneer. Tous se disent prêts à renforcer leurs positions malgré une valorisation galopante.
L’intérêt reste intact, même à des niveaux jamais atteints, preuve que le marché perçoit OpenAI comme un actif stratégique
souligne l’analyste financier Mark Reynolds. L’entreprise dirigée par Sam Altman bénéficie d’un statut singulier : elle n’est pas cotée, mais sa rareté sur le marché secondaire renforce l’attractivité de ses titres. Ce déséquilibre entre offre limitée et demande exponentielle contribue mécaniquement à la flambée de sa valeur.
Si les investisseurs se positionnent à ce prix, c’est que la croissance d’OpenAI défie les lois classiques du secteur. Fin juillet 2025, la société générait 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires mensuel, quasiment le double de ses recettes en seulement sept mois. Les prévisions annoncent 20 milliards $ de revenus annuels d’ici fin 2025.
Avec près de 700 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires – contre 400 millions en février – l’entreprise a consolidé son statut de leader de l’IA générative, malgré une réception mitigée de la dernière version de ChatGPT. Comme le rappelle l’économiste Sarah Klein :
La croissance d’OpenAI illustre la ruée mondiale vers l’IA, où les capitaux affluent sans retenue, publics comme privés.
Le secteur attire en effet des financements massifs : SoftBank avait déjà participé à une levée record de 40 milliards $, renforçant le climat spéculatif autour des pépites de l’IA.
La valorisation astronomique d’OpenAI confirme une tendance lourde : l’intelligence artificielle n’est plus seulement un vecteur d’innovation, mais un nouvel actif stratégique au cœur des portefeuilles financiers. Cependant, cette frénésie soulève des interrogations : jusqu’où la valorisation peut-elle grimper avant de heurter les limites de la rentabilité réelle ?
Pour l’instant, OpenAI incarne à la fois la promesse technologique et la bulle spéculative naissante qui redessine le paysage économique mondial.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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