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Pénurie de sardines en boîte : pourquoi les prix vont flamber

La classique boîte de sardines
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Une denrée bon marché devenue rare. Autrefois symbole du produit accessible — vendu en moyenne autour d’1 € la boîte — la conserve de sardines vit aujourd’hui une crise sans précédent. Depuis la rentrée, les consommateurs constatent des rayons clairsemés dans les supermarchés, comme l’a rapporté RTL. En cause : une double pression exercée par le réchauffement climatique et la surpêche.

Historiquement produites en Bretagne, les sardines en boîte sont désormais majoritairement issues du Maroc, où la main-d’œuvre est « jusqu’à dix fois moins coûteuse qu’en France », rappelle RTL. Cette délocalisation a longtemps permis de maintenir des prix bas dans la grande distribution. Mais l’équilibre économique est rompu : l’offre s’assèche alors même que la demande reste forte.

🌍 Climat et surpêche : un cocktail explosif

La rareté actuelle s’explique par deux dynamiques convergentes. D’abord, la demande soutenue a incité les conserveries marocaines à intensifier les captures. Résultat : une surexploitation des stocks qui réduit les volumes disponibles.

À cela s’ajoute un facteur structurel : le changement climatique, qui perturbe la chaîne alimentaire marine. Le plancton, ressource essentielle des sardines, voit sa production fragilisée.

En rencontrant des difficultés pour se nourrir, les sardines grandissent moins vite et se reproduisent moins

souligne le rapport cité par RTL. En deux ans seulement, les captures ont chuté de près de 50 %.

📈 Vers une hausse des prix inévitable

Si un retour progressif des conserves est attendu dans les rayons, il ne se fera pas sans contrepartie. Les contrats liant les conserveries marocaines et les distributeurs européens arrivent à renégociation. Dans ce contexte, la pénurie conjuguée au climat et à la pression sur la ressource devrait se traduire par une augmentation comprise entre +20 % et +30 %.

Pour un produit qui symbolisait jusqu’ici l’accessibilité alimentaire, le choc sera significatif. Comme le résume RTL, la sardine pourrait bien perdre son statut de « petit prix » au profit d’une image de produit devenu sensible aux aléas économiques mondiaux et environnementaux.

👁️ L’œil de l’expert

Cette crise met en lumière la dépendance de l’industrie agroalimentaire française à des chaînes d’approvisionnement délocalisées, mais aussi l’impact direct du réchauffement climatique sur les biens de consommation courante. Si la hausse de prix attendue reste modérée en valeur absolue, elle marque un tournant : même les produits les plus basiques ne sont plus à l’abri des tensions mondiales.
L’avenir du marché de la conserve passera par une meilleure régulation des captures et une réindustrialisation locale, faute de quoi les hausses pourraient devenir récurrentes.

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