L’histoire débute le 14 juillet 2025, lorsque les « Essentiels » publient une vidéo prônant une « France souveraine » et un « Frexit ». Relayée par l’extrême droite et des comptes proches des gilets jaunes, elle prend une dimension inattendue lorsque le groupe Telegram « Indignons-nous » réoriente le discours vers des revendications sociales et anti-oligarchiques. Les inégalités économiques, la concentration des richesses et les critiques contre Bernard Arnault ou Vincent Bolloré deviennent des leitmotivs.
Cette mutation élargit la base militante, mêlant extrême gauche, extrême droite, syndicalistes dissidents, anciens gilets jaunes et citoyens sans étiquette.
Pour France 24, cette hybridation idéologique complique tout pronostic : « Jamais un mouvement n’a autant brouillé les lignes politiques tout en menaçant l’appareil économique ».
Si les blocages ciblent raffineries, dépôts de carburant et zones logistiques, l’effet domino sur la chaîne d’approvisionnement pourrait se faire sentir dès le 11 septembre. La perspective d’une paralysie partielle du transport routier ou de pénuries temporaires alimente déjà la nervosité des marchés.
Les syndicats restent prudents, mais la CGT a appelé à une grève nationale le même jour, ciblant la politique d’austérité du Premier ministre. Une convergence implicite qui, selon plusieurs analystes, augmente le risque d’un blocage effectif.
Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien aux revendications sociales, tandis que l’extrême droite adopte un silence stratégique, malgré ses liens originels avec la mobilisation. Cette ambiguïté politique ajoute une dimension d’incertitude, particulièrement surveillée par les acteurs financiers.
En coulisses, des économistes évoquent déjà un coût potentiel supérieur à 1 milliard d’euros pour l’économie française si la paralysie dure plus de 48 heures. Les secteurs les plus exposés : logistique, distribution, industrie lourde et BTP. Comme le souligne un analyste de marché :
Dans un contexte où la croissance française est déjà atone, un choc logistique pourrait peser lourdement sur le PIB du troisième trimestre.
Ce 10 septembre pourrait devenir un cas d’école : un mouvement sans structure hiérarchique claire, aux revendications hétérogènes mais capable de coaliser mécontentements sociaux et colères identitaires. Pour l’économie, le risque majeur n’est pas seulement l’ampleur des blocages, mais leur imprévisibilité. C’est cette incertitude qui, aujourd’hui, tient autant en alerte les forces de l’ordre… que les investisseurs.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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