Selon son président Jorge Alvarez, l’objectif est clair :
Garantir la viabilité économique, promouvoir l’impulsion commerciale et créer des emplois dans toute la région.
L’Académie mise sur un monument iconique capable de rivaliser avec les plus grands symboles mondiaux — Colisée en Italie, Statue de la Liberté aux États-Unis, tour Eiffel en France — et d’installer l’Espagne au sommet du tourisme mondial.
En 2023, le pays a attiré 85,17 millions de visiteurs, selon les données de l’ONU, se plaçant juste derrière la France et ses 100 millions de touristes. L’Académie estime qu’un tel projet pourrait franchir cette barre symbolique, dynamiser le commerce local et consolider l’industrie culturelle autour de la tauromachie, inscrite au patrimoine culturel espagnol depuis 2013.
Le concept prévoit des espaces culturels, commerciaux et de loisirs au pied du monument. Les visiteurs pourraient accéder aux cornes panoramiques pour admirer la péninsule ibérique. Une expérience qui, selon ses promoteurs, deviendrait « incontournable » pour tout voyageur en Europe.
Malgré l’effet d’annonce, le projet reste au stade embryonnaire. Aucune ville n’a officiellement candidaté pour accueillir la structure. Madrid a été sollicitée, mais n’a pas donné suite, sans justification publique. D’autres collectivités ont été approchées, sans résultats concrets.
Le financement, annoncé comme 100 % privé, n’a pas encore trouvé d’investisseurs identifiés. Les coûts — potentiellement astronomiques — ne sont pas chiffrés. De plus, les démarches administratives, notamment les autorisations environnementales, représentent un obstacle majeur. Quant au choix de l’architecte, il reste en suspens.
Ces incertitudes font dire à certains observateurs que la route vers le sommet pourrait être plus longue que prévue. Comme le note un expert du tourisme espagnol : « Construire une icône mondiale nécessite plus qu’une idée spectaculaire. Il faut un plan solide, des financements massifs et un consensus politique. »
Derrière la façade spectaculaire, ce projet illustre une tendance mondiale : la compétition entre destinations pour capter le flux touristique international. Si l’initiative parvient à se concrétiser, elle pourrait modifier l’équilibre économique du tourisme européen. Mais tant que financement, site et autorisations ne sont pas verrouillés, le taureau reste plus un rêve marketing qu’une réalité économique. Et dans la bataille des symboles, Paris peut encore dormir tranquille… pour l’instant.
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