Selon les estimations de l’institution, le secteur des services marchands, et en particulier l’hébergement-restauration et les services aux entreprises, reste le principal moteur de la croissance nationale.
Malgré un ralentissement dans l’énergie et un tassement industriel, ces activités à forte intensité de main-d’œuvre compensent largement les contre-performances sectorielles.
Comme le précise la Banque de France dans ses projections, « le rythme reste modéré, mais la résilience est bien là », une situation bienvenue après un premier trimestre limité à +0,1 %.
Si la production industrielle globale donne des signes de faiblesse, certains segments tirent leur épingle du jeu. Les matériels de transport et les biens d’équipement affichent une performance au-dessus des attentes, soutenant ponctuellement l’activité.
Côté bâtiment, l’indicateur d’incertitude économique est au plus bas depuis la pandémie, offrant une fenêtre d’opportunité pour maintenir les chantiers à un rythme soutenu. Toutefois, l’institution tempère cet optimisme, rappelant que les données d’août sont traditionnellement biaisées par la pause estivale.
Si les incertitudes reculent dans l’industrie, le bâtiment et les services, la vulnérabilité aux risques extérieurs reste élevée. Les nouvelles tarifications douanières américaines pourraient peser sur les exportations, en particulier pour l’industrie.
Les tensions sur les chaînes d’approvisionnement semblent se stabiliser, avec environ 8 % des entreprises touchées, un taux inchangé depuis juin. Cette stabilité pourrait marquer un début de normalisation après plusieurs années de perturbations logistiques.
La projection de +0,3 % de croissance au troisième trimestre traduit avant tout une économie française qui avance à petits pas mais garde le cap, même au milieu des vents contraires mondiaux.
Si la demande intérieure se maintient et que les perturbations industrielles ne s’aggravent pas, 2025 pourrait s’achever sur une croissance modérée mais solide. Toutefois, l’exposition internationale et la dépendance accrue aux services imposent de rester attentifs aux signaux extérieurs.
En clair : la France n’accélère pas, mais elle ne cale pas non plus.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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