En moyenne, les salariés interrogés se disent prêts à concéder 2,6 % de leur salaire pour bénéficier de deux à trois jours de télétravail hebdomadaire. Un chiffre largement inférieur aux estimations avancées ces dernières années, signe d’une désaffection progressive pour ce modèle.
Les disparités restent notables selon l’intensité de la pratique :
Ceux qui travaillent 100 % à domicile se montrent plus enclins à accepter une réduction de rémunération, afin de préserver ce confort.
À l’inverse, ceux qui n’ont recours au télétravail qu’une fois par semaine rechignent davantage à rogner leur paie.
Pour la BCE, l’attachement au distanciel dépend surtout de la situation familiale et de l’âge :
Les jeunes et les actifs avec enfants apparaissent comme les plus séduits par le télétravail
souligne l’étude. En revanche, le revenu, le niveau d’éducation et le sexe ne semblent jouer qu’un rôle mineur. Cette baisse d’enthousiasme s’explique aussi par les effets collatéraux du télétravail : isolement social, réduction des échanges informels, crainte d’une perte de visibilité professionnelle. Des risques qui amènent certains salariés à réévaluer la valeur réelle du travail à distance.
Pour les entreprises, le télétravail n’est plus seulement un argument social, mais un levier stratégique de fidélisation. Comme l’explique un analyste RH :
Les salariés attendent davantage de flexibilité sans pour autant consentir à une baisse de salaire. Le télétravail reste une attente forte, mais il doit s’inscrire dans un package global d’avantages pour être attractif.
En clair, si le distanciel reste plébiscité par une partie des actifs, sa valeur monétaire perçue diminue. Les employeurs devront donc repenser leur stratégie RH, en combinant flexibilité, bien-être et perspectives de carrière pour séduire et retenir les talents.
Marie-Christine MALLET est dans le milieu de la finance depuis plus de 20 ans. Après avoir travaillé en banque de détails essentiellement pour la Banque de la Réunion, elle s’est lancée en tant qu’indépendante dans le courtage de crédit sur l’île de la Réunion. Elle accompagne les particuliers dans la concrétisation de leurs projets en leur proposant des solutions de financement adaptées à leurs besoins. Passionnée par l’Économie et convaincue que la connaissance est un levier d’autonomie, elle met un point d’honneur à transmettre des clés de compréhension sur la gestion budgétaire et le crédit. Contributrice régulière pour CréditNews, elle partage son expertise du terrain et son engagement local, offrant aux lecteurs des conseils pratiques et accessibles pour mieux maîtriser leurs finances.
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