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Crédit immobilier 2026 : la baisse des taux revient-elle avant le printemps ?

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Après plusieurs mois de tension sur les taux de crédit immobilier, un changement de cap semble s’amorcer. Selon une analyse publiée par Le Figaro, certaines banques françaises ont commencé à ajuster leurs barèmes à la baisse, relançant l’hypothèse d’une détente durable du coût du financement immobilier. Pour les ménages comme pour les investisseurs, le signal est stratégique à l’approche du printemps, période traditionnellement clé du marché immobilier. Dans un environnement marqué par la stabilisation politique et une amélioration progressive des conditions financières, la question centrale devient économique : assistons-nous à un simple ajustement technique ou au véritable retour d’un cycle favorable au crédit immobilier en France ?

📊 Des signaux financiers plus favorables

Les premiers mouvements sont concrets. La Banque Postale a réduit ses taux de 0,25 point, tandis que Société Générale a procédé à un ajustement de 0,1 point. Un indicateur significatif selon Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer, citée par Le Figaro : ces établissements « servent souvent de référence en matière de crédit » et traduisent plus rapidement que d’autres les évolutions des coûts de refinancement.

Actuellement, les taux moyens de crédit immobilier s’établissent autour de 3,19 % sur 15 ans, 3,30 % sur 20 ans et 3,40 % sur 25 ans. Les dossiers les plus solides obtiennent encore des conditions proches de 3 %, toutes durées confondues. Des niveaux supérieurs à ceux observés avant 2022, mais qui témoignent d’une normalisation progressive.

Derrière ces ajustements commerciaux se joue une mécanique financière plus large. Les OAT (Obligations Assimilables du Trésor), baromètre clé du financement bancaire, ont fléchi ces dernières semaines, passant d’environ 3,6 % à 3,4 %, et touchant un plancher à 3,27% au moment d’écrire cet article. Cette détente améliore mécaniquement la marge de manœuvre des établissements prêteurs.

Sur le plan monétaire, la Banque centrale européenne maintient son taux directeur à 2 %, mais l’évolution de l’inflation demeure déterminante. Comme l’explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, dans les colonnes du Figaro, la décrue progressive de l’inflation vers l’objectif des 2 % « pourrait offrir une latitude supplémentaire » à l’institution monétaire européenne.

Les implications économiques sont majeures : une baisse même modérée des taux améliore immédiatement la capacité d’emprunt des ménages. Cette décrue stimule la production de crédits immobiliers, déjà dynamique. Elle soutient indirectement les prix immobiliers et l’activité des promoteurs et favorise le retour des primo-accédants sur le marché.

En 2025, la production de nouveaux prêts à l’habitat (hors renégociations) a atteint 146,5 milliards d’euros, soit une progression d’environ 33 % sur un an. Ce redémarrage s’explique en grande partie par le retour des primo-accédants, catégorie particulièrement sensible aux variations de taux.

Dans cette configuration, le printemps 2026 pourrait devenir un point d’inflexion stratégique pour le marché immobilier français : détente obligataire, inflation sous contrôle et ajustement commercial des banques convergent vers un scénario plus favorable au financement.

👁 L’œil de l’expert

La baisse amorcée des taux immobiliers n’est pas encore un retournement massif de cycle, mais elle traduit une amélioration structurelle des conditions de refinancement bancaire. Si la tendance sur les OAT se confirme et que la Banque centrale européenne accompagne le mouvement, la concurrence entre banques pourrait accentuer la détente. Pour les emprunteurs solvables, 2026 pourrait ainsi offrir une fenêtre d’optimisation rare : capacité d’emprunt renforcée, production de crédit en hausse et marché immobilier en phase de rééquilibrage. Le véritable enjeu sera la vitesse et l’ampleur de la transmission de ces conditions financières aux barèmes commerciaux.

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