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Immobilier : quand les Français se rabattent sur une passoire thermique

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Mises au rebut pendant des années, souffrant de la concurrence de l’immobilier neuf financé à peu de frais ; les passoires thermiques retrouvent de l’intérêt aux yeux des ménages français, en quête d’une (première) acquisition.

Si l’opération peut avoir des avantages, elle demande néanmoins de bien analyser la situation.

Des décotes allant jusqu’à 22%

D’après une étude des notaires de France, le nombre des biens les plus mal classés au DPE (Diagnostic de Performance Énergétique dont la dernière actualisation date de 2021) mis en vente est en augmentation. C’est ce que précise Henry Buzy-Cazaux, membre du Conseil national de l’habitat et spécialiste de l’immobilier.

Les raisons de cette nouvelle tendance sont multiples : la hausse des taux sur les prêts immobiliers entraîne inévitablement un arbitrage des Français dans leur projet d’acquisition, et encore plus les primo-accédants.

L’autre raison est l’interdiction prochaine de louer une passoire énergétique dès le premier janvier 2025 pour les logements classés « G » et en 2028 pour les logements classés « F ».

La mise en application de ces mesures pousse des investisseurs à se délecter de leurs locatifs énergivores.

Enfin, le prix de ces passoires énergétiques peut aussi être un argument de poids : depuis 2022, les prix sur ces biens ont baissé entre 11% et 22%, en fonction qu’ils soient classés « F » ou « G » par rapport à un logement classé « D » en particulier.

Les primo-accédants comme principales cibles

Le mouvement est en marche : certains Français (plutôt des jeunes) ne cherchent que ce type de bien à acheter, pour leur première acquisition.

Souvent ces profils d’acheteurs acceptent de vivre dans des conditions de confort climatique et énergétique moindre, le temps pour eux de réaliser les travaux de rénovation.

On parle souvent des menuiseries, de la pompe à chaleur et/ou des panneaux solaires, ou encore de l’isolation extérieure.

Les plus audacieux entreprendront eux-mêmes tout ou partie des travaux, accompagnés des aides consenties par l’Etat.

Notons que le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) a entériné, début décembre, la possibilité d’allonger la durée de financement maximale sur un prêt immobilier, de 25 à 27 ans, à condition que les travaux de rénovation soient de plus de 10% du montant total du crédit.

Un hasard qui tombe bien !

Written by
Fabien Monvoisin

Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français

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