Le Vietnam repose actuellement sur des avions russes vieillissants, tels que les Soukhoï Su-22, Su-27 et Su-30, dont la maintenance se complique dans un contexte géopolitique tendu et de dépendance à Moscou accentuée par le conflit en Ukraine. Cette situation pousse Hanoï à diversifier ses sources d’approvisionnement, tout en renforçant sa capacité de défense face aux tensions récurrentes en mer de Chine méridionale.
Selon L’Express (4 février 2026), le Rafale français attire particulièrement l’attention grâce à sa polyvalence et ses performances opérationnelles. Le potentiel contrat pourrait représenter un volume significatif pour Dassault Aviation, dans un marché asiatique stratégique où le Vietnam envisage de remplacer près de 100 appareils vieillissants.
Les discussions avec le Vietnam ne sont pas nouvelles : dès 2015-2016, le pays avait évalué diverses options occidentales, allant du Gripen suédois au Typhoon européen, ainsi qu’aux jets américains F-16, F-15 et F/A-18. Un rapprochement concret avec la France avait été amorcé en 2018, lorsque deux Rafale français avaient effectué une escale au Vietnam dans le cadre d’un déploiement Indo-Pacifique, et qu’un pilote vietnamien avait pu prendre les commandes de l’appareil.
Un contrat Rafale ne serait pas seulement une opportunité industrielle pour Dassault, mais également un levier diplomatique et économique : il pourrait stimuler les exportations françaises d’armement, créer des emplois et renforcer les partenariats de défense en Asie du Sud-Est.
L’intérêt du Vietnam pour le Rafale traduit une reconfiguration majeure des chaînes d’approvisionnement aéronautiques en Asie du Sud-Est. Sur le plan économique, ce contrat potentiel pourrait consolider la position de Dassault Aviation sur le marché export, à un moment où les commandes civiles stagnent et où les acteurs français cherchent à sécuriser des revenus récurrents sur le segment militaire.
Stratégiquement, un tel accord permettrait au Vietnam de réduire sa dépendance aux technologies russes et d’accroître la capacité de projection et de dissuasion de son aviation de combat. Pour la France, il s’agirait d’une victoire industrielle doublée d’un succès diplomatique, consolidant sa présence dans une région clé de l’Indo-Pacifique.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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