Le montant est vertigineux, mais c’est surtout la vitesse de progression de la valeur de la franchise qui interpelle. En octobre 2025, la NBA avait officiellement validé l’acquisition de la majorité des Lakers par Mark Walter, sur une valorisation de 10 milliards de dollars. Moins d’un an plus tard, la franchise est désormais valorisée à 12,5 milliards de dollars, soit une progression de 2,5 milliards de dollars, ou environ 25 %. Cette nouvelle transaction illustre surtout la transformation des franchises sportives en actifs patrimoniaux mondiaux. Les Lakers ne sont plus simplement une équipe de basket : ils constituent une marque internationale, capable de générer des revenus grâce aux droits audiovisuels, au sponsoring, à la billetterie, au merchandising et à une audience mondiale particulièrement puissante. Cette envolée des valorisations n’est d’ailleurs pas isolée. Le marché américain des franchises sportives connaît actuellement une véritable inflation des prix. Les investisseurs considèrent ces actifs comme rares, difficilement reproductibles et bénéficiant d’une exposition médiatique exceptionnelle. Le précédent achat des Lakers, à 10 milliards de dollars, avait déjà établi un record dans le sport professionnel. La logique financière est comparable à celle observée sur certains actifs immobiliers de prestige : l’acheteur ne paie pas uniquement les revenus actuels, mais également la capacité de l’actif à prendre encore de la valeur. Et les perspectives de croissance de la NBA, notamment à l’international, alimentent cette logique. Cette évolution fait directement écho à l’analyse publiée sur Creditnews consacrée au précédent changement de propriétaire des Lakers, qui soulignait déjà la transformation des franchises NBA en véritables actifs financiers mondialisés.
Le plus impressionnant n’est finalement pas que les Lakers valent 12,5 milliards de dollars. C’est qu’un actif valorisé 10 milliards il y a moins d’un an puisse désormais changer de mains sur une base supérieure de 25 %. Le sport professionnel américain confirme ainsi sa mutation : les grandes franchises sont devenues des actifs patrimoniaux de premier plan, recherchés par les grandes fortunes, les investisseurs et les groupes internationaux. Le basket reste le produit visible. Derrière, c’est une véritable économie de la rareté qui se met en place : peu d’équipes, une audience mondiale, des droits médias considérables et une capacité exceptionnelle à transformer une marque sportive en machine à revenus. Et à ce rythme, le record des Lakers pourrait ne pas rester très longtemps à 12,5 milliards de dollars
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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