Accueil Économie France : une croissance du PIB de 0,3 % au 2e trimestre, un sursaut plus fort qu’attendu
Économie

France : une croissance du PIB de 0,3 % au 2e trimestre, un sursaut plus fort qu’attendu

Totem de l'INSEE
Partager

L’économie française a progressé de 0,3 % au deuxième trimestre 2025, selon les données publiées par l’Insee. Ce résultat, meilleur que la prévision initiale de +0,2 %, intervient après un premier trimestre marqué par une croissance limitée à +0,1 %. Derrière ce rebond modéré se cachent toutefois des signaux contrastés : l’accumulation de stocks reste le principal moteur, tandis que l’investissement et le commerce extérieur continuent de peser sur la dynamique.

🔎 Stocks en hausse mais demande intérieure en panne

Comme au premier trimestre, les stocks (biens produits mais non encore écoulés) ont largement soutenu le PIB avec une contribution de +0,5 point. Ces accumulations concernent principalement les secteurs aéronautique et automobile. L’Insee souligne que cet indicateur peut refléter une anticipation d’un regain de demande future… ou, au contraire, un ralentissement des ventes.

Hors stocks, la demande intérieure finale stagne. La consommation des ménages, traditionnel pilier de l’économie, a légèrement progressé de 0,1 %, après un recul de -0,3 % au premier trimestre. Ce frémissement s’explique par une hausse des achats alimentaires et de services, dopés par le calendrier des fêtes de Pâques et une météo clémente. Cependant, la consommation d’énergie a chuté de 2,4 %, après un rebond de 0,8 %, freinée par des températures plus chaudes.

L’investissement, moteur essentiel pour l’activité future, s’enfonce encore davantage dans le rouge avec -0,3 % (après -0,1 %). La construction reste particulièrement affectée par la hausse des coûts et les difficultés structurelles du secteur. Enfin, le commerce extérieur continue de grever la croissance avec une contribution négative de -0,2 point, malgré un rebond des exportations, les importations ayant progressé plus vite.

👁️ L’œil de l’expert :une faible demande

Cette croissance « au-dessus des attentes » traduit une économie française résiliente mais déséquilibrée. La dépendance aux stocks masque une faiblesse persistante de la demande interne et des investissements, tandis que le commerce extérieur reste pénalisé par la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis.

Pour que la reprise s’installe, il faudra relancer l’investissement productif et le secteur du bâtiment, tout en améliorant la compétitivité à l’export. Sans ces leviers, le risque est que ce rebond ponctuel ne débouche pas sur une croissance solide et durable dans un contexte international encore très incertain.

D'autres articles
ÉconomieTravail

Chômage en France : le taux atteint 8,3 %, six trimestres de hausses consécutives

Le marché du travail français continue de se dégrader. Au deuxième trimestre...

ÉconomieSociété

Robots humanoïdes : comment la Chine est en train de prendre une longueur d’avance

Pendant que l’intelligence artificielle monopolise l’attention, une autre révolution industrielle est en...

ÉconomieSociété

Natalité en France : une chute des naissances qui inquiète pour notre économie

La démographie française poursuit son ralentissement. Selon les dernières données publiées par...

AssuranceÉconomie

Incendies 2026 : une facture qui s’élève déjà à 3 milliards d’euros

L’été 2026 confirme l’intensification des risques climatiques en France et dans le...