À l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver 2026 à Milan‑Cortina, une question revient sur toutes les lèvres : combien vont réellement gagner les athlètes qui montent sur le podium ? Au‑delà du symbole sportif, les primes financières attribuées aux médaillés constituent un levier important d’impact économique personnel et de politique sportive nationale. Contrairement à certaines idées reçues, ces montants ne sont pas universels : ils varient selon les pays, les dispositifs fiscaux et les choix des gouvernements. Cet article se concentre sur le classement des primes versées aux médaillés, avec un focus particulier sur le dispositif français et des comparaisons internationales.
💶 Primes des médaillés et comparaisons
Pour les Jeux de Milan‑Cortina 2026, la France a maintenu les primes au niveau des Jeux Olympiques de Paris 2024. Selon un arrêté paru au Journal officiel, les sommes attribuées aux sportifs médaillés sont les suivantes :
🥇 80 000 € pour une médaille d’or
🥈 40 000 € pour une médaille d’argent
🥉 20 000 € pour une médaille de bronze
Ces primes sont imposables, mais les athlètes peuvent demander à étaler la fiscalité sur quatre ans pour réduire leur charge immédiate. Cette politique de maintien des primes, confirmée par le ministère des Sports, est perçue comme un soutien important des pouvoirs publics français, d’autant plus que ces montants représentent les plus élevés jamais versés pour des Jeux d’hiver par la France. La ministre Marina Ferrari a même qualifié ces niveaux comme une première historique pour les JO d’hiver.
🏅 Comparaisons internationales. La politique de primes varie fortement d’un pays à l’autre. Par exemple, 🇮🇹 L’Italie prévoit des primes bien plus élevées pour ses athlètes dans certains scénarios, avec des montants jusqu’à 180 000 € pour l’or, 90 000 € pour l’argent et 60 000 € pour le bronze — somme qui serait exonérée d’impôt, selon des informations internationales remontées dans les médias étrangers. 🇺🇸 Les États‑Unis ont mis en place un système différent : leur comité olympique propose des 37 500 $ (~31 700 €) pour l’or, 22 500 $ pour l’argent et 15 000 $ pour le bronze. D’autres nations ont des politiques moins généreuses, avec des primes nettement plus modestes ou inexistantes selon les choix budgétaires et culturels.
🧾 Fiscalité et répartition. En France, si un athlète remporte plusieurs médailles, il touche la prime correspondante à chaque podium, sous réserve des dispositions réglementaires et de plafonds éventuels, notamment pour l’encadrement sportif. Les modalités ont été précisées dans une instruction ministérielle publiée en décembre 2025, qui encadre la répartition entre sportifs et entraîneurs.
👁 L’œil de l’expert : une combinaison d’enjeux
La structure des primes aux JO d’hiver 2026 reflète une combinaison d’enjeux économiques, politiques et sportifs. Pour la France, maintenir des montants élevés malgré un contexte budgétaire contraint est un signal fort : il vise à valoriser le rôle des athlètes de haut niveau et à encourager une performance accrue aux Jeux. Les primes sont aussi un outil d’attraction et de fidélisation des talents, crucial dans un environnement où les compétitions internationales et les circuits professionnels offrent parfois des récompenses financières supérieures.
À l’échelle mondiale, le contraste entre les politiques nationales souligne l’absence de standardisation des primes olympiques. Certains pays misent sur des primes fiscales faibles mais des soutiens structurels (bourses, préparation, sponsoring), tandis que d’autres privilégient des conséquences fiscales directes et généreuses.
Enfin, il ne faut pas négliger l’effet “effet visibilité” d’une médaille olympique : au‑delà de la prime, le retentissement médiatique peut augmenter significativement les contrats de sponsoring, les droits d’image, voire les revenus post‑olympiques, souvent bien supérieurs à la prime initiale. Ainsi, la valeur économique d’une médaille dépasse largement son montant légal.

