Le mois de juillet confirme la spirale négative : à peine plus de 116 000 immatriculations sur le marché français, soit une baisse moyenne de 7,9 % depuis janvier 2025. Sur les sept premiers mois de l’année, le volume reste sous le million de véhicules vendus.
Olivier Dauvers souligne que « la France enregistre l’une des plus fortes baisses du marché en Europe », juste derrière la Belgique (-10,9 %). Ce repli touche aussi bien les particuliers que les flottes d’entreprises, à l’exception notable des loueurs courte durée qui affichent, eux, une légère hausse.
Les moteurs thermiques encaissent le choc le plus sévère : -34 % pour l’essence et -41 % pour le diesel par rapport à juillet 2024. Cette désaffection alimente la transition vers les modèles hybrides, en hausse de 7 % et désormais majoritaires (53 % des ventes). Les véhicules électriques progressent plus vite (+15 %), mais leur part de marché plafonne à 17 %, freinée par des inquiétudes persistantes sur l’autonomie, le temps de recharge et le prix d’achat, malgré le retour du leasing social.
La bataille des constructeurs reste intense. Après avoir été devancé par Renault en juin, Stellantis reprend la première place au cumul annuel. Une performance qui s’explique par une offre large, allant de modèles abordables à des segments plus premium, et par un maillage commercial dense qui sécurise ses volumes de ventes malgré un contexte défavorable.
Cette reprise du leadership ne masque toutefois pas la fragilité structurelle du marché : l’essentiel de la croissance se concentre sur les flottes professionnelles, laissant le segment des particuliers en net repli. Pour les analystes, le mix-produit est en pleine recomposition, avec un recentrage stratégique sur l’hybride comme compromis technologique en attendant un basculement électrique plus massif.
Le marché automobile français se trouve dans une phase de transition accélérée mais chaotique. Les chiffres confirment un basculement durable vers l’hybride, mais la lente adoption de l’électrique montre que l’acceptation par le grand public reste conditionnée à une offre plus compétitive et à une infrastructure de recharge plus fiable. Dans ce contexte, les constructeurs capables de jouer sur la polyvalence de leur gamme, à l’image de Stellantis, sortiront gagnants… au moins à court terme.
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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