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Pouvoir d’achat, énergie, mobilité : ce qui change en France au 1er février 2026

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Baisse de la rémunération de l’épargne, ajustements tarifaires sur l’énergie, évolutions dans les transports : le 1er février 2026 marque une nouvelle séquence de rééquilibrage économique. Derrière des annonces techniques, ce sont des arbitrages très concrets pour les ménages français, dans un contexte de croissance molle et d’inflation contenue.

📉 L’épargne moins rémunérée, le LEP préservé

Le changement le plus immédiat concerne l’épargne réglementée, pilier de la gestion financière des ménages. À compter du 1er février 2026, le taux du Livret A recule à 1,5 %, contre 1,7 % auparavant. Le LDDS, indexé sur la même formule, suit mécaniquement cette trajectoire. Cette décision traduit la baisse de l’inflation et le reflux des taux monétaires, mais elle pénalise les détenteurs d’épargne de précaution, dont le rendement réel devient quasi nul.

Comme le rappelait récemment Nicolas Doze, éditorialiste économique, « plus le taux du Livret A est bas, plus le financement devient bon marché pour les acteurs qui en dépendent », en premier lieu les bailleurs sociaux et les banques. Une logique macroéconomique assumée, mais qui se fait au détriment des épargnants.

À l’inverse, le Livret d’épargne populaire (LEP) conserve un traitement favorable, avec un taux maintenu à 2,5 %, au-dessus de la formule théorique. L’objectif est clair : protéger le pouvoir d’achat des ménages modestes, alors même que la désinflation réduit mécaniquement les rendements.

 

💡 Une baisse ciblée de la facture d’électricité

Autre évolution tangible au 1er février 2026 : la facture d’électricité. Le gouvernement a acté une réduction d’une composante tarifaire, entraînant une baisse moyenne estimée à environ 5 % sur la facture annuelle pour les ménages. Dans un contexte de normalisation progressive des prix de l’énergie après les chocs de 2022-2024, cette mesure vise à restituer une partie des marges dégagées.

Concrètement, cela représente une dizaine d’euros par an pour un foyer moyen, et davantage pour les petits professionnels et commerces, plus exposés à la consommation électrique. Cette baisse reste toutefois modeste, et ne compense pas entièrement les hausses structurelles accumulées ces dernières années. Elle s’inscrit davantage dans une logique de stabilisation que de véritable décrue des prix.

 

🚆 Transport : signaux faibles mais attention

Du côté des transports, le 1er février 2026 ne marque pas une révolution tarifaire, mais plusieurs évolutions structurelles méritent l’attention. Dans l’aérien avant tout, la prise de fonction de nouvelles directions au sein de compagnies opérant massivement en France, notamment dans le low-cost, pourrait influencer à moyen terme sur les stratégies de dessertes intérieures, ou encore dans la politique de prix sur certaines lignes européennes.

Sur le ferroviaire, si aucun tarif national n’évolue formellement à cette date, le contexte reste celui d’une pression continue sur les coûts d’exploitation, laissant présager des ajustements ciblés en cours d’année, notamment sur les offres commerciales et les abonnements régionaux.

 

👁 L’œil de l’expert

Le 1er février 2026 illustre une tendance de fond : la fin des dispositifs exceptionnels et le retour à une gestion plus orthodoxe des grands équilibres économiques.
Moins d’épargne rémunérée, une énergie légèrement moins chère mais toujours structurellement coûteuse, et des transports soumis à de fortes contraintes économiques : le message est clair.

Pour les ménages, l’enjeu n’est plus d’attendre des coups de pouce généralisés, mais de réarbitrer activement entre épargne, consommation et mobilité.
Pour l’État, il s’agit d’un exercice d’équilibriste : soutenir l’économie sans relancer l’inflation, tout en préservant une trajectoire budgétaire déjà sous tension.

Written by
Fabien Monvoisin

Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français

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