Selon le rapport publié le 6 août par Swiss Re, ces pertes économiques sont en grande partie dues à une série d’événements climatiques majeurs survenus principalement aux États-Unis, à commencer par les incendies de grande ampleur autour de Los Angeles et des orages dévastateurs dans plusieurs États du Sud et du Midwest. Ces événements ont provoqué des dommages matériels massifs, affectant aussi bien les infrastructures publiques que les biens assurés des particuliers et entreprises.
La facture est lourde pour le secteur assurantiel : les pertes assurées atteignent 80 milliards de dollars, soit 18 milliards de plus qu’à la même période en 2024. Ce niveau de sinistralité reflète une augmentation structurelle des risques climatiques et de leur intensité, exacerbée par l’urbanisation rapide, la croissance démographique dans des zones vulnérables et le changement climatique global.
L’augmentation des pertes assurées reflète une exposition croissante aux événements météorologiques extrêmes, couplée à une vulnérabilité accrue des infrastructures
résume Swiss Re dans son communiqué officiel. L’écart entre pertes économiques totales et sinistres couverts (55 milliards de dollars non assurés) met en lumière le déficit persistant de couverture dans de nombreuses régions du monde, en particulier dans les pays en développement ou les zones périurbaines mal protégées. Ce « protection gap« devient un enjeu stratégique majeur pour les acteurs de la réassurance, les gouvernements et les banques centrales.
Pour les marchés financiers, ces données constituent également un signal d’alerte : la hausse des coûts de réassurance pourrait se traduire par une augmentation des primes d’assurance, impactant directement les marges des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.
Ces chiffres traduisent bien plus qu’une simple accumulation de catastrophes naturelles. Ils confirment que le risque climatique devient systémique et nécessite une adaptation rapide des modèles économiques et financiers. Au-delà des dommages matériels, ces sinistres affectent aussi les chaînes logistiques, les marchés de matières premières et les décisions d’investissement à long terme.
Alors que les projections du GIEC annoncent une intensification continue de ces phénomènes, le secteur financier doit intégrer plus largement ces risques physiques dans ses calculs actuariels, ses politiques de couverture et ses normes de gestion.
La question n’est plus de savoir si ces événements vont se répéter, mais à quelle fréquence et avec quelle intensité. Et surtout, qui paiera la facture ?
Des années d’expérience et d’expertises financières, Fabien MONVOISIN est PDG du Groupe Win’Up composé de 4 enseignes spécialisées dans le regroupement de crédits, son ambition aujourd’hui est de décrypter l’actualité économique et financière dans l’objectif d’éclairer tous les Français
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